Art et RSE : soutenir la création contemporaine, un engagement pour l’entreprise

La RSE ne se limite plus aux sujets environnementaux ou sociaux au sens strict. De plus en plus d’entreprises y intègrent une dimension culturelle — et le soutien à la création contemporaine y trouve naturellement sa place.

Le mécénat culturel, un mouvement de fond

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Entre 2021 et 2023, le nombre d’entreprises françaises déclarant des dons de mécénat a bondi de 55 %, pour un montant total de 2,9 milliards d’euros. La culture reste le deuxième domaine d’engagement des entreprises mécènes, juste derrière le sport, avec 28 % des entreprises concernées.

Plus intéressant encore pour les entreprises qui cherchent à structurer leur démarche : une entreprise mécène sur cinq articule désormais explicitement son mécénat avec sa stratégie RSE, dans une logique de cohérence globale plutôt que d’action isolée.

Une idée reçue à corriger : ce n’est pas réservé aux grands groupes

On l’entend souvent : « le mécénat, c’est pour les grandes entreprises. » Les chiffres disent l’inverse.  97 % des entreprises mécènes en France sont des TPE et des PME, même si les grandes entreprises concentrent une part plus importante des budgets. Le soutien à un artiste ou à une galerie n’est donc pas une question de taille, mais de conviction.

Soutenir un artiste vivant : mécénat, achat, leasing — trois logiques différentes

C’est un point de confusion fréquent chez nos clients, donc autant le clarifier :

  • Le mécénat culturel est un don à une structure d’intérêt général (fondation, association, institution culturelle), sans contrepartie de propriété. Il ouvre droit à une réduction d’impôt spécifique.
  • L’achat d’une œuvre (via la loi Aillagon, article 238 bis AB du CGI) est une acquisition patrimoniale : l’entreprise devient propriétaire de l’œuvre et déduit son prix de son résultat imposable.
  • Le leasing d’art est une location avec option d’achat, qui permet de soutenir un artiste ou une galerie sans immobiliser tout de suite le capital.

Les trois ont un point commun : ils irriguent directement l’écosystème de la création contemporaine — artistes, galeries, ateliers — bien au-delà du simple geste fiscal.

Pourquoi c’est un vrai sujet RSE, pas juste un argument marketing

Soutenir des artistes vivants, c’est contribuer concrètement au maintien d’un écosystème économique fragile : ateliers, production, diffusion, galeries indépendantes. C’est aussi un engagement qui parle aux équipes — un bureau qui expose le travail d’un artiste contemporain raconte quelque chose de la culture d’entreprise, bien plus qu’une charte RSE affichée dans un couloir.

Et contrairement à d’autres actions RSE plus abstraites pour les collaborateurs, l’art a l’avantage d’être visible, tangible, et de générer une conversation — dans les bureaux, avec les clients qui passent, dans la communication de l’entreprise.

Comment structurer une démarche cohérente

Quelques principes simples pour que la démarche ait du sens, au-delà du symbole :

  • Privilégier des artistes vivants et des galeries indépendantes plutôt que des acteurs déjà installés sur le marché de l’art établi
  • Documenter la démarche dans le temps (expositions, rencontres avec l’artiste, contenu éditorial) plutôt que de la limiter à un achat ponctuel
  • Associer les équipes à la démarche — visite d’atelier, rencontre avec l’artiste, vote sur une œuvre — pour qu’elle dépasse le seul comité de direction

C’est précisément l’accompagnement que nous proposons chez COLLECTIONISM : au-delà du financement, nous aidons les entreprises à construire une démarche artistique cohérente avec leur culture et leurs valeurs, en lien avec un réseau de plus de 250 galeries partenaires.

Plus d’informations sur le leasing sur : https://www.collectionism.com/art-leasing/